Match littéraire du 15 mars dernier

daumieravocat

Vous aimez lire ? Vous avez 3 minutes pour défendre un livre !

Telle est l'invitation à laquelle, ce mardi 15 mars 2016, répondent dix "avocats littéraires" d'un soir (sept femmes et trois hommes).  Parmi le public attentif, amusé, réactif et toujours bienveillant, quelques personnes avoueront ensuite regretter de ne pas avoir osé venir sur la sellette du parquet. Parmi les orateurs, un chouia d'anxiété ici, un soupçon d'énervement là, quand le sifflet à piston de l'animateur, au terme des trois minutes réglementaires, coupe la sifflette. De l'imagination : celle-ci joue deux personnages, le journaliste et l'auteur interviewé, en se déplaçant d'un siège à l'autre ; celui-là, bavette blanche au col, effets de manche au poignet, s'adresse au jury et au public avec des envolées théâtrales. De la conviction, de l'émotion, de l'humour pour tenter de convaincre à lire le livre (le bouquin ?) qui enchanta les heures brûlées en sa compagnie. Le jury ? Quatre jurés : Pierre-Yves Mézard, libraire de la cité, Jean-Michel Philibert, écrivain, Pascale Point, membre de l'atelier d'écriture oeuvrant à la médiathèque et Evelyne Salignat, présidente de l'association des amis de la médiathèque

Les livres défendus (ce qui ne signifie pas qu'ils soient mis à l'index !) :

La taille des arbres fruitiers de P. Grisvard ; Apaisement - Journal de C. Juliet ; Le liseur de 6h27 de J-P. DidierlaurentAu-revoir là-haut de P. Lemaître ; Je vous écris dans le noir de J-L. Seigle ; Ce que j'ai vu de beau en vous de B. Bérinchy ; Histoire de la violence de E. Louis ; Molosses de C. Johnson ; N'oublie pas les oiseaux de M. Magellan ; Profession du père de S. Chalandon.

Après délibération le jury expose ses motifs et décerne le titre de meilleure avocate littéraire à Thérèse Zouaoui pour sa manière de défendre Profession du père.

Applaudissements et prises de parole spontanées pour traduire que la lecture reste un sacré bon moyen de transformer un "acte solitaire" en une soirée de commune émulation où le jeu cotoie la curiosité.